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Projet

Mission

Objectivement et sans conflits d’intérêts, accompagner l’implantation et l’optimisation de système automatisé d’énergie alimentée par la biomasse locale.

Mise en contexte

Le bois provenant du milieu rural a déjà été la principale source d’énergie pour l’ensemble des territoires du Québec, incluant les villes, et procurait des milliers d’emplois en région. Graduellement, et pour différentes raisons, le charbon, le mazout et l’électricité ont remplacé la biomasse; soit le bois, comme combustible pour générer l’énergie nécessaire au chauffage.

En parallèle, l’occupation dynamique du territoire demande d’explorer des créneaux créateurs d’emplois. Pour ce faire, le retour à la production d’énergie par la biomasse est une option de plus en plus estimée pour redynamiser le milieu. Les nouvelles technologies et l’automatisation rendent possible un retour vers le bois pour produire notre énergie. On lui reconnait d’ailleurs de grands avantages :

  • La proximité de l’approvisionnement;
  • Des retombées économiques à l’échelle locale;
  • Une ressource abondante et renouvelable;
  • Une autonomie énergétique abordable et écologique.

La biomasse est un exemple de ressource abondante qui peut être produite de manière décentralisée par plusieurs producteurs. Le retour de cette production d’énergie ouvre les portes à des opportunités d’emplois et de création de richesse inestimable en région. En effet, là où y a du bois, il y a de la biomasse. À la biomasse forestière s’ajoutent les résidus d’usines et les matériaux de déconstruction provenant des centres de tri pour produire de l’énergie; réduisant par le fait même, la quantité de déchets destinés aux sites d’enfouissements. Les matières résiduelles d’une entreprise deviennent ainsi la matière première d’une autre et favorisent l’économie circulaire!

À l’heure où les préoccupations écologiques et les émissions de CO2 sont au cœur des débats, l’énergie produite à partir de la biomasse se doit d’être considérée puisqu’elle ne remet pas en circulation de nouveaux de gaz à effets de serre comme le font les énergies fossiles. La biomasse locale se renouvelle en continu et réduit la dépendance à l’énergie fossile qui doit être transportée sur de grandes distances.

L’incertitude face à la filière de l’énergie biomasse

Contrairement à la Scandinavie, la production d’énergie par la biomasse avec des chaudières automatisées est une activité récente au Québec. Pour différentes raisons, certaines installations ont connu des ratés qui ont laissé une mauvaise réputation à la filière de l’énergie biomasse. Voici d’ailleurs quelques commentaires recueillis de la part de différents intervenants à la suite de l’implantation d’une chaufferie à la biomasse :

  • « On nous a laissés croire que le fonctionnement était simple et sans tracas. »
  • « Aucune formation sérieuse et complète n’a été offerte suite à l’installation. »
  • « L’opération d’une chaudière demande un niveau d’expertise trop complexe pour nous. »
  • « Le fournisseur de la chaudière est incapable de nous soutenir lors des problèmes. »
  • « Il n’y a personne de formé localement pour assurer l’entretien et la réparation. »
  • « Il n’y a pas de manuels disponibles, ni sur la maintenance ni sur les étapes à suivre en cas de mauvais fonctionnement. »
  • « Les pièces internes du brûleur ne sont pas de qualité. Comment faire pour connaitre la qualité d’une chaudière? »
  • « Nous avons dû attendre des pièces de rechange pendant des semaines. »
  • « Nous n’avons pas accès aux consignes, il faut toujours communiquer avec le fournisseur de la chaudière, et ce, à grands frais. »
  • « L’équipement n’est pas en mesure de brûler notre biomasse locale, nous devons utiliser du granule de bois, venu d’ailleurs et plus dispendieux. »
  • « Notre équipement n’est pas assez puissant pour répondre à nos besoins. »
  • « Si nous avions été accompagnés lors du processus de sélection, nous aurions mieux compris notre projet et fait de meilleurs choix. »

Sécuriser les gestionnaires de bâtiment

Le centre d’expertise sera une référence auprès des décideurs et des gestionnaires de bâtiments qui envisagent une conversion à l’énergie biomasse. Un atelier, conçu spécifiquement pour eux, leur permettra de connaitre les étapes essentielles à suivre afin que leur projet soit un succès. Par exemple, il est impératif d’adopter un brûleur en fonction du type de biomasse disponible localement.

Se poser des questions, en fonction de ce qui est utilisable localement et du besoin, permet d’avoir une meilleure compréhension du projet, de faire des choix plus éclairés, de sécuriser les décisions et surtout, d’en garder le contrôle. En effet, faire un choix réfléchi quant à l’équipement de chauffe est une étape cruciale pour une installation réussie.

Dans cette optique, il est important de souligner que la mission première du centre d’expertise est la réussite des projets d’énergie biomasse, et non pas la vente d’équipement et de chaudières. Neutre et sans conflit d’intérêts, le centre d’expertise a pour vocation de démystifier les étapes d’un projet de transition énergétique vers la biomasse et de conseiller avec diligence les intervenants concernés. L’acceptation sociale d’un projet est aussi une étape importante à ne pas négliger. Cette étape sera facilitée grandement par la compréhension et la maitrise du projet par les décideurs locaux.

Approvisionnement et conditionnement

Trop souvent, les appels d’offres pour l’achat de chaudières tiennent compte seulement de la puissance requise, sans tenir compte de la capacité de celles-ci à brûler le type de biomasse disponible sur place. La biomasse n’est pas un combustible conditionné avec des normes comme le mazout et le gaz. La quantité d’énergie pour chaque tonne de biomasse varie selon plusieurs facteurs.

Certains types de chaudières produisent de piètres performances avec des coûts de maintenance élevés, car le combustible n’est pas compatible avec le type de chaudière retenue. C’est une réalité malheureusement vécue dans quelques projets. Dans une telle situation, le transport de biomasse compatible sur de longues distances peut réduire considérablement la rentabilité d’un projet d’implantation. La multiplication du savoir-faire local concernant la préparation et le conditionnement de la biomasse est sécurisante pour un gestionnaire de bâtiment qui envisage une conversion vers l’énergie biomasse.

Le centre d’expertise sera en mesure d’évaluer la qualité et la valeur calorifique, ainsi que les émissions de différents puits de biomasse disponibles localement et d’intégrer les résultats dans l’étude de faisabilité d’un projet. Cette caractérisation permettra ainsi de faire le choix d’une chaudière ayant la capacité de saisir des opportunités de combustible local et d’établir une valeur à la tonne de différentes possibilités d’approvisionnement.

Le centre d’expertise offrira aux nombreux producteurs forestiers des formations sur la préparation et le conditionnement de la biomasse puisqu’il est possible pour ceux-ci de tirer profit d’essences de bois sans valeur commerciale. La multiplication des sources d’approvisionnement de biomasse sécurisera le gestionnaire de bâtiments qui envisage la conversion vers l’énergie biomasse. De plus, la possibilité pour les producteurs de participer au maintien de leurs bâtiments institutionnels sera une source de revenus et de fierté.

Formation d’opérateurs

Il n’y a présentement aucune formation technique sur l’entretien et la calibration de chaudières à la biomasse ayant des puissances de moins de 500 kW, ce qui représente la vaste majorité des projets d’implantation de chaufferies. L’opération de ces systèmes automatisés demande un minimum de connaissances et, évidemment, une maitrise de base des principes de combustion. La biomasse n’étant pas un produit standardisé, il faut être en mesure de calibrer le brûleur à partir du type de combustible disponible localement.

Cette formation, offerte aux personnes qui s’occupent des chaudières à la biomasse, permettra de maximiser la performance et de réduire les frais d'exploitation. De plus, la prise en charge de l’entretien par des ressources locales réduit la dépendance envers un fournisseur de chaudière souvent éloigné ce qui représente un irritant qui freine les gestionnaires de bâtiment vers une transition.

Mythes et réalités

Le chauffage au bois est considéré comme polluant et est aboli dans plusieurs villes.

Cet énoncé inclusif et sans distinction ne tient pas compte des systèmes modernes avec contrôle de combustion par ordinateur. Voilà pourquoi le centre d’expertise accueillera des groupes scolaires et des citoyens afin de démystifier des mythes et réalités qui sont très tenaces.

La relève sera sensibilisée aux métiers en émergences reliés à l’énergie biomasse et aux énergies vertes. La chaufferie du centre d’expertise sera en mesure d’accueillir les groupes ayant de l’intérêt pour la production d’énergie locale. Nous croyons fermement qu’informer le public de façon claire et que vulgariser sur ce type d’énergie favorisera son utilisation.

Chaufferie et chaudière

Le centre d’expertise aura sa propre chaufferie biomasse fonctionnelle qui permettra de présenter le chauffage biomasse à l’œuvre, d’effectuer des formations pratiques, et de caractériser des combustibles. L’intérieur du bâtiment qui recevra la chaudière aura l’espace nécessaire pour accueillir des groupes d’une quinzaine de personnes.

La chaudière devra donc être un équipement polycombustible moderne qui représente, le plus possible, les caractéristiques des produits offerts sur le marché. La possibilité d’ajuster plusieurs consignes de calibration sera nécessaire, puisque l’équipement servira pour la formation.

Autonomie financière

L’absence de conflit d’intérêts est un gage de neutralité et de crédibilité. Le centre d’expertise se doit donc d’être autonome financièrement. Il y aura, annexé au centre, un bâtiment offrant la location d’espaces d’entreposage chauffés, assurant ainsi des revenus récurrents, auxquels s’ajouteront les revenus de formation et de conditionnement de biomasse. Le centre d’expertise pourra donc offrir un service crédible, sans parti-pris. Il est à noter que le bâtiment entrepôt sera le premier du genre au Québec à être chauffé à partir de biomasse.

Recherche et innovation

Une dalle de béton de 6 mètres ceinturant les espaces d’entrepôt sera chauffée lors de verglas ou de précipitations de neige. Un compteur d’énergie sera dédié à cette dalle afin de mesurer avec exactitude la consommation d’énergie au mètre carré. Si cette expérience est concluante, elle pourrait être une solution innovante pour réduire l’entretien et le déneigement de surfaces et ainsi sécuriser des accès publics soumis à des conditions hivernales, telles que la glace, qui est de plus en plus fréquente. La mise au point d’un système de séchage de la biomasse utilisant la chaleur qui s’accumule dans le comble des entrepôts fait aussi parti des projets reliés au centre d’expertise.

Porteur

Le porteur du projet est la Chambre de commerce secteur ouest de Portneuf, une organisation établie dans un milieu rural à profil agricole et forestier. Sa mission est de favoriser et de soutenir l’émergence de projets structurants, novateurs et durables pour l’économie et l’emploi.

La chambre de commerce et ses membres ont plusieurs réalisations d’envergure associées au développement durable au fil des ans. Un exemple concret est l’implantation de la chaufferie à la biomasse énergie de Saint‑Gilbert. L’accompagnement et la supervision du projet ont permis à cette communauté de réduire considérablement ses coûts de chauffage et sa dépendance aux énergies fossiles, tout en utilisant une ressource de proximité créatrice d’emplois.

La chambre de commerce accompagne aussi d’autres municipalités du Québec afin de les aider à améliorer la performance de leurs équipements et offre des ateliers sur les étapes à suivre pour réussir un projet d’implantation de chaufferie. L’offre de service du Centre provincial d’expertise n’en est donc qu’une suite logique aux actions déjà portées par la Chambre de commerce.

Un OBNL distinct sera mis en place aussitôt la confirmation de la mise de l’avant du projet.

En conclusion

La participation à quelques études de faisabilité nous a révélé quelques obstacles à franchir pour sécuriser et démystifier l’énergie biomasse auprès des gestionnaires de bâtiments.

  • Une référence neutre et sans conflits d’intérêts dans la planification d’un projet;
  • Des formations adéquates et abordables sur l’opération et l’entretien;
  • Préparation et conditionnement du combustible biomasse;
  • Monopole d’un seul fournisseur de biomasse locale et même pas du tout de fournisseurs;
  • L’acceptation sociale

Il est risqué pour ceux-ci d’investir des dizaines, voire des centaines de milliers de dollars, dans un système dont l’opération exige une expertise opérationnelle particulière. De plus, les sources de biomasse locales ne sont pas évidentes a identifiés et leur qualité encore moins.

L’occupation du territoire et sa vitalité économique sont dépendantes de la créativité de ses habitants et de leur volonté à saisir les opportunités. C’est ainsi que les connaissances partagées par le centre provincial d’expertise en énergie biomasse s’étendront graduellement et profiteront à l’ensemble des régions du Québec. Nous sommes en mode solution pour redonner au bois-énergie la place de choix qu’il avait dans notre économie et qu’il occupera auprès des générations futures, soucieuses de l’environnement.

Positionnement géographique

Le centre d’expertise sera situé à Saint-Marc-des-Carrières, dans Portneuf, à seulement 6 km de l’autoroute 40 et à mi-chemin entre Québec et Trois-Rivières, ce qui le rend donc très facile d’accès.

 

Résumé et compléments

Mission et vision

  • Accompagner et former pour atténuer les incertitudes concernant l’acquisition, l’installation et l’entretien de chaufferies à la biomasse;
  • Générer des connaissances par la recherche et l’innovation des procédés valorisant la biomasse, ainsi que le transfert et l’optimisation des connaissances existantes;
  • Offrir un service transparent et impartial dans un cadre éthique strict.

Description des volets

Volet formation

  • Comprendre les principes de la combustion pour maximiser le fonctionnement, l’efficacité et l’entretien des systèmes tout en optimisant la performance énergétique, économique et environnementale des installations de combustion.
  • Former les producteurs forestiers sur les méthodes de production d’une biomasse de qualité et ainsi multiplier les fournisseurs potentiels;
  • Sensibiliser la clientèle scolaire et le public aux nouvelles technologies de biocombustion et aux nouveaux métiers émergents;
  • Offrir un atelier sur les étapes à suivre pour comprendre et maitriser un projet afin de réussir une transition énergétique vers la biomasse.

Volet accompagnement

  • Évaluer la valeur énergétique, les émanations et la qualité des produits offerts par différents fournisseurs locaux de biomasse lors de l’étude de faisabilité;
  • Offrir une assistance technique dans la conception et la mise en œuvre d'implantation et d’optimisation;
  • Mettre en place un service de révision d’études de faisabilité et d’appel d’offres.

Volet innovation, recherche et développement

  • Développer et optimiser des équipements de combustion alimentés par biomasse;
  • Présenter un projet pilote pour le développement d’une technologie de déglaçage par le chauffage de trottoirs et dalles extérieures et en connaitre les coûts au mètre carré;
  • Développer un système utilisant l’énergie solaire emprisonnée dans le comble des entrepôts pour le séchage de la biomasse.

Métiers d’avenir

C’est un fait, le secteur des énergies vertes est en plein essor. Selon une étude effectuée par Clean Energy Canada, un groupe de réflexion de l’Université Simon Fraser, en Colombie-Britannique, cette industrie génèrera 3,4 % d’emplois directs supplémentaires par an au Canada.

Agent de développement des énergies renouvelables

Le métier d’agent de développement des énergies renouvelables est essentiel à la transition énergétique des municipalités ou des MRC. Ce professionnel, détenteur d’un diplôme en génie, doit s’assurer de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et des coûts énergétiques d’un projet. Il est chargé de la mise en place de projets d’énergies vertes, que ce soit par la géothermie, la biomasse ou l’énergie éolienne.

Chef de projet en énergies renouvelables

Le chef de projet en énergies renouvelables pilote de nouvelles installations telles que des parcs éoliens, des usines de biomasse ou des panneaux photovoltaïques, selon sa spécialisation. Dans le cadre de son travail, il doit créer toute l’infrastructure, notamment en choisissant le bon emplacement pour démarrer son projet. Il est aussi chargé de collaborer avec les municipalités et de coordonner les travaux. Le chef de projet possède une formation d’ingénieur et peut être employé par les producteurs d’énergie ou agir en tant qu’indépendant.

Technicien de maintenance et d’opération

Après les phases de construction, les énergies vertes requièrent aussi une main-d’œuvre pour en assurer la maintenance. La croissance de cette industrie fait donc augmenter la demande en techniciens de maintenance, qui agissent à la fois en prévention et en cas d’urgences. Ils peuvent aussi participer à la mise en service de nouvelles structures. Ces techniciens peuvent se spécialiser dans l’entretien du système électrique d’usine de biocarburant et de chaufferie à la biomasse, par exemple.

Ingénieur spécialisé en méthanisation

Grâce à la biométhanisation, il est possible de valoriser les déchets en les transformant en bio méthane et ainsi remplacer le gaz naturel. Un ingénieur spécialisé dans ce processus est responsable d’instaurer et de gérer ce genre de projet. C’est aussi à lui de communiquer les avantages du procédé au public et aux différents acteurs politiques et économiques. En tant que pilote du projet, l’ingénieur s’assure qu’il est réalisable, agit comme médiateur et organise tous les travaux.

Auditeur énergétique

L’auditeur énergétique est chargé de l’évaluation de la consommation énergétique d’une infrastructure, d’un bâtiment ou d’un appartement. Il analyse et diagnostique les pôles où la consommation peut être réduite et propose des solutions pour réaliser des économies.

Opération et maintenance de chaudières bioénergie  (moins de 500 kW)

Description du programme
Formation documentée en expériences terrain pour acquérir les connaissances de base et les compétences techniques nécessaires à la conduite et à la maintenance d’une chaufferie à la biomasse.

Objectif du programme
Comprendre les principes de la combustion pour maximiser le fonctionnement, l’efficacité et l’entretien des systèmes tout en optimisant la performance énergétique, économique et environnementale des installations de combustion.

Ensemble des cours 

  • Prendre connaissance de la règlementation et des normes environnementales en vigueur
  • Discerner les composantes d’une chaudière et leurs fonctions respectives
  • Comprendre les plans électriques, l’automatisation et les composantes électromécaniques
  • Différencier les divers types de chaudières à la biomasse, leurs avantages et inconvénients
  • Réguler et calibrer les chaudières automatiques et leurs périphériques
  • Évaluer la qualité de divers combustibles (broyats, plaquettes, écorces ou granulés)
  • Préparer, conditionner et entreposer les combustibles de façon optimale
  • Départir les conséquences d’une bonne combustion versus une mauvaise
  • Optimiser la combustion et maitriser sa calibration
  • Intégrer les notions de plomberie nécessaires au réseau de transport de l’énergie
  • Identifier la maintenance à effectuer et la fréquence à respecter 
  • Étudier les divers dysfonctionnements possibles
  • Préparer et installer du ciment réfractaire